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L'éperon sur lequel se dresse l'église formait un bastion avancé de la
défense de la ville, d'où son nom actuel : "Le Bastion". Il était probablement l'assise d'une première agglomération depuis
longtemps disparue.
Le premier document, qui mentionne
l'église Sainte-Candide de Jégun, est une bulle du pape Célestin III, en date de 1193,
prescrivant que plusieurs "chapitres" (ou collèges) de chanoines, dont celui de
l'église de Jégun, seraient rattachés à l'autorité diocésaine. Donc, à la fin du
XIIéme siècle, l'église devait être achevée et elle était dotée d'un chapitre de
chanoines.
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Forme originelle de
l'église : Construite aux XIéme et XIIéme siècles, elle
était forcément de style "roman". Elle devait consister en une nef unique, qui
est la nef centrale de l'église actuelle, nef terminée par un choeur et flanquée,
peut-être, de deux ou trois chapelles latérales, d'une sacristie et d'un clocher.
D'après des lettres d'indulgences, données en 1249, la paroisse possédait le corps de
Sainte Candide, martyre à laquelle l'église est dédiée. A partir de 1430, sans qu'on
en connaisse les causes, eut lieu la reconstruction du choeur ; de deux chapelles
latérales au midi ; d'une chapelle et d'une sacristie, au nord, le tout en style
gothique. Ces travaux furent achevés en 1489, date à laquelle l'église fut consacrée
officiellement, comme l'indique une inscription gravée sur une plaque de marbre, plaque
fixée au dessus du porche principal actuel.
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Aux XIXéme
siècle, Mr l'abbé Campardon, curé de Jégun, fit flanquer la nef centrale, qui se
déversait dangereusement, par deux nefs en bas côtés, bâties sur l'emplacement des
chapelles latérales, préalablement démolies. A ces deux nefs furent adjointes deux
hautes chapelles formant "transept" et cinq chapelles latérales plus basses :
trois au nord, deux au midi, le tout en style néo-gothique. Furent aussi ajoutés : deux
sacristies, une au nord et une au midi ; la flèche surmontant le clocher ; un orgue de 21
jeux d'une belle sonorité (oeuvre d'un facteur d'orgue réputé de Toulouse, Théodore
Puget).
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